Découvrez l’intégralité du podcast et de la vidéo sur le leadership et le management.

En entreprise, il n’est pas rare d’utiliser le mot « manager » pour « leader » et inversement. Or, ces deux termes sont différents et Florian, Créateur de sens chez Neurotalents, nous éclaire un peu plus sur ces différences.

Qu’est-ce que le leadership et le management ? 
Le leadership, c’est la capacité de sublimer les forces de chacun. C’est beaucoup d’écoute également. C’est faire avancer et grandir les collaborateurs, ceux qui nous entourent.
Le management, c’est la capacité d’incarner une sorte de sécurité, de mener des hommes, de les orchestrer, de les rassurer, de les appuyer également. Dans le management des hommes, on sort de son contexte d’activité individuel. On mène des hommes vers un objectif.

Est-ce possible d’être à la fois un Manager et un Leader ?
Ce n’est pas plus magique d’être l’un et l’autre. Cela dépend des structures, des envies et de la vision de chaque entreprise. Il y a des entreprises qui sont plus axées sur des manageurs pour, quelque part, mettre une sorte de suivi, une sorte d’aide à atteindre un objectif commun. Tout en ayant quand même un effet de transmission. Le leader, en plus de la transmission, va plutôt faire en sorte de faire grandir le collaborateur dans le sens d’une liberté partagée.
Le manager va avoir une cohésion globale d’objectifs. Il va pouvoir rassurer, essayer d’améliorer certaines situations, trouver des solutions, appuyer certaines décisions et faciliter le quotidien.
Le leader est vraiment dans la mise en avant de la collaboration.
Rassembler les deux, c’est l’idéal. Après, indépendamment l’un de l’autre, ça marche aussi bien. Ça dépend vraiment de la structure et des choix de l’entreprise.

Naît-on Manager / Leader ou le devenons-nous ? 
Selon moi, il y a une part d’inné et d’expérience. Dans le management des hommes, il y a des personnes qui sont promues au bout d’un certain nombre d’années.  Elles fonctionnaient très bien individuellement et très bien avec leurs collègues. Et du jour au lendemain, on leur propose une promotion. Je pense que le management et le leadership s’apprennent. On sort quand même d’un contexte où on est dans son propre objectif individuel, mais avec un objectif global. L’objectif global d’une entreprise dépend des autres collaborateurs. Il faut savoir les faire avancer. Se faire avancer seul, c’est une chose, mais faire avancer 5, 10, 20, 30 personnes d’une équipe, c’est un vrai métier. On peut s’y perdre. Il est possible de suivre une formation pour prendre et apprendre cette posture.
Nombre de fois où des personnes s’y perdent parce qu’elles dépendent des humeurs des autres, tout en ayant des objectifs à atteindre. C’est une gestion complètement différente. Nos objectifs ne dépendent pas que de nous.
Je suis convaincu que pour être manager et leader, c’est un sentiment que l’on a déjà au départ. Être responsable de quelqu’un, en plus de nous dans une entreprise, ce n’est pas quelque chose qui s’improvise. C’est aussi pour ça que souvent, il y a des places qui se libèrent. Les entreprises positionnent quelqu’un en interne qui a de l’expérience et qui peut faire monter les autres. On imagine que c’est quand même un sacré bouleversement du quotidien.

Y-a-t-il un bon management, un bon leadership ?
Personnellement, je ne suis pas là pour juger, pour influencer. Cependant, dans ma nature profonde, je dirai que oui. Pour savoir si je suis un bon manager, je vais le mesurer à mon propre bonheur, ma propre manière de voir les choses. Je suis quelqu’un d’ouvert, de social et qui fait grandir l’équité dans des objectifs rationnels, qui est emphatique et qui peut faire potentiellement le tampon avec beaucoup de perspicacité.
Selon moi, un bon manager n’est pas dans la confrontation négative ni dans le conflit perpétuel. C’est quelqu’un qui prend en considération et qui écoute activement l’autre. Le reste, c’est propre à chacun.
Pour faire simple, bienveillance et écoute sont deux de mes critères, c’est certain.

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