Comment reconnaître ses émotions ?

Découvrez l’intégralité du podcast et de la vidéo sur les émotions et leur gestion.

Dans sa pure définition, l’émotion est une expérience psychophysiologique complexe et intense. Mais qu’en est-il réellement ?

Comment définir une émotion non verbalement ?

Au-delà du mot, je vais essayer de le définir comme ça : on définit souvent des terminologies d’émotion, types : la colère, la tristesse, et un certain nombre de choses et elles s’associent avec quelque chose qui vibre en nous. C’est-à-dire quelque chose qu’on vit en même temps que la tristesse. La tristesse peut nous faire pleurer, elle peut, quelque part, nous faire pleurer de l’intérieur ou sentir vraiment au niveau du plexus, une douleur, ou que le cœur fait mal ou ça peut être des douleurs physiques autres ou ça peut être aussi d’autres choses. Mais je pense que c’est un ensemble la tristesse. Par exemple, la joie, c’est autre chose. En fait, ce qui est le plus important dans cette définition des émotions, c’est si on doit transcrire cette émotion, pour notre compréhension propre. Il faut savoir à l’instant T quand on la vit, en profiter. C’est une opportunité en or. On la vit et si vraiment on veut apprendre sur soi, c’est de se dire : « C’est quelle forme de ? ». Là, j’ai vécu cette tristesse-là, mais je pense qu’il y a un nombre de facettes de joie, de tristesse, de colère, de tous ces sentiments qui sont complètement différents, encore une fois et encore plus si on veut l’expliquer à quelqu’un d’autre.  

Donc, je pense que c’est vraiment ça qui est important : définir au fond de soi et avec les mots et se le dire « Voilà, moi, ce que je vis, c’est ça ». Au final, on se rend compte que c’était peut-être pas exactement le sentiment qu’on avait initialement. Forcément, on se sent plus équilibré, parce qu’en le vivant et en sachant le définir un peu mieux, on se connaît encore plus. Et on s’appuie là-dessus, et quand on le revit, on sait comment on peut le vivre mieux ou comment on peut l’ancrer.

Est-ce qu’une émotion peut être notamment liée à un événement passé, même à des vies antérieures ou encore à des blessures vraiment ancrées en nous profondément ?

Je pense que oui, parce qu’il y a des fois, on ne sait pas pourquoi, on vit des choses. On vit une émotion sans savoir exactement la raison. On a vécu plein de choses et d’un seul coup, ça sort, comme une cocotte-minute, ça implose. Après, il y a des moments où on n’arrive pas à l’expliquer. Donc, c’est peut-être une phase de vie, mais c’est peut-être aussi autre chose. Quelque chose qui ne dépend pas de nous, là, de notre corps d’aujourd’hui, mais qui dépend de l’âme qu’on a, qui elle perdure.

Est-ce que toutes les émotions sont bonnes à prendre en compte, à vivre et à accepter ?

Je vais rejoindre ce que j’ai dit tout à l’heure, oui. C’est quelque chose qui nous permet de nous connaître mieux, en fait. Donc, c’est une opportunité, il faut pas s’en priver.

Est-ce que l’on doit s’identifier à cette émotion ou est-ce que l’ont doit arriver à prendre du recul et à pas la prendre personnellement pour soi ? 

Il y a des histoires de projections, de miroirs mais je pense que ça dépend de l’émotion que l’on vit en fait aussi. Quoique, si on est en sur-joie, quelque part, on est dans une spontanéité énorme. Ça peut camoufler autre chose, enfin, aux yeux des autres, je veux dire, et aux yeux de soi, également, finalement.

Mais l’émotion, je pense « prendre du recul », oui, si on veut aller plus loin dans la compréhension de soi. Mais, encore une fois, je pense que c’est tellement quelque chose… L’émotion, c’est comme une parole. C’est-à-dire : on va regarder quelque chose, on va regarder un film, on va regarder quelqu’un nous dire quelque chose et là, on va se rendre compte que si on le redit le lendemain, on l’interprétera avec un sentiment différent, on va le dire d’une manière différente.

Par contre, si on vit l’émotion sur l’instant, et qu’on décide de la définir sur l’instant, je pense que c’est beaucoup plus facile, parce qu’on est en train de la vivre ou on vient juste de la vivre. Personnellement, quand je vis des choses très positives, je les ancre.

Comment mieux  gérer ses émotions ?

En les comprenant. Parce que si on les comprend pas, on reste perdu. Il faut les comprendre. Parce qu’on peut mettre un mouchoir dessus, ou se noyer dans le quotidien pour passer à côté, mais à un moment donné, ça sort, ça va sortir, si c’est pas maintenant, ce sera demain ou plus tard.

Donc, pourquoi pas tout de suite ? Pourquoi pas ? Après, on a le choix. Après, on peut très bien attendre, enfin, je veux dire, c’est comme les vœux ! Mais là, on le vit, donc pourquoi pas maintenant ?

Est-ce qu’il y a des outils en entreprise qui peuvent être mis en place, pour parvenir, notamment dans les conflits ou dans la confrontation, à mieux gérer ses émotions ou à les partager ?

L’idée de l’entreprise, ce n’est pas d’avoir cent-cinquante psycho-thérapeutes ou psychologues dans l’entreprise. Je pense que les émotions, c’est très personnel. J’essaie d’imaginer si il y a des émotions débordantes et qui viennent du professionnel, du personnel. Quelque part, je pense qu’il faut faire preuve d’empathie et de peut-être laisser un temps à la personne pour comprendre cette émotion-là.

Maintenant, le dirigeant n’est pas psycho-thérapeute. C’est ce que je propose aux entreprises : on peut très bien être moteur dans des moments de calme, on peut très bien être moteur dans des moments difficiles, donc ce qui est intéressant et que je propose aux entreprises, c’est de se dire : « Nous vous proposons un sas ». C’est-à-dire que, par exemple, tous les quinze jours, il y a une demi-journée pour les personnes qui sont dans ces cadres-là, c’est-à-dire, de vouloir avancer, d’avoir plus de conscience de ce qu’ils sont dans leur travail, de ce qu’ils pourraient faire ou de comment eux, intérieurement ils voudraient voir les choses.

Et dans ces sas, tout est ouvert. C’est une disposition que l’entreprise fait et du coup là, on est sur tous les plans, c’est-à-dire que les gens viennent pour, quelque part, ce qu’ils veulent. C’est un sas pro-perso qu’autorise le dirigeant : une journée, une demi-journée selon les équipes.

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